
Le costume, qu'il soit l'objet d'une création ou la reconstitution fidèle d'un vêtement d'époque, doit être avant tout divertissant et l'expression du désir de chacun.
L'Association bénéficie du savoir de costumiers qui sauront conseiller les nouveaux venus dans le choix du modèle et du tissus afin d'éviter de grossières erreurs dues à l'ignorance de l'histoire du costume tout en tenant compte des moyens financiers de chacun.
L'Association souhaite que ses membres aient une connaissance de base de quatre époques: Renaissance, XVIIIe, XIXe, début XXe, c'est-à-dire "Belle Epoque".
The costume, whether it is either a creation or a faithful copy of a period garment, must be above all, an entertainment and an expression of each person's desire and fantasy.
The Association benefits from the knowledge of costumers who will advise newcomers on the choice of model and material to avoid mistakes due to the ignorance of the history of costumes, taking into account individual financial means.
The Association requests its members the knowledge of four basis costumes: Renaissance, XVIIIe century, XIXe century and beginning of the XXe century: i.e. "Belle Epoque".
Il costume, che sia una creazione o la replica di un cestito storico, deve essere piacevole, ed esprimere il desiderio personale di ognuno. L'Associazione benefica dell'esperienza di costumisti, i quali sappiano consigliare i nuovi aderenti nella scelta dei modelli e dei tessuti, affinché di evitare, per mancanza di conoscenza della storia del costume, gli errori nella confezione, tenendo conto dei mezzi finanziari di ognuno.
L'Associazione auspica che i suoni membri abbiano una conoscenza di queste quattro
epoche : Rinascimento, Settecento, Ottocento, Novecento cioè Belle Epoque.
Les descriptions, images et commentaires ont été trouvées sur internet, entre autre Wikipédia et autres sources.
FRANCOIS Ier
Le Roi a rapporté d'Italie, le goût des belles étoffes:
Damas, Taffetas, Velours, Nombreuses Broderies.
COSTUME MASCULIN
Chemise plissée et échancrée
Pourpoint décolleté, laissant voir la chemise, couvert d'applications et tailladé de crevées, moulant parfois les cuisses jusqu'aux genoux.
Il est appelé alors: haut de chausses en "TONNELETS"
Bas de chausses collants
Chaussures à pieds d'Ours et à Crevées, en cuir ou en étoffe brodée. Bandes de tissu de deux tons.
Coiffure orné d'une plume et de bijoux.
Barbe et Feutre à fond plat.

COSTUME FÉMININ
Chemise
VERTUGADE ou VERTUGADIN: entonnoir renversé, attaché sur les pans de la Basquine soutenue par des cercles d'osier recouverts de taffetas.
BASQUINE: ancêtre du corset. Doublée de toile, piquée et renforcée de laiton. Lacée ou agrafée par derrière, gainée sur le devant de lamelles de bois: les COCHES.
la COTTE ou robe de dessous: tendue au corsage par la Basquine. Manches tailladées qui laissent voir les manches de la chemise, ajustées au poignet, souvent ornées de manchettes.
SURCOT ou robe de dessus, à manches volumineuses, ornées de bandes de fourrure, à encolure large et carrée, découvrant la chemise. Elle s'ouvre sous la ceinture, découvrant la Cotte.
Ceinture d'orfèvrerie à laquelle on attache les "CONTENANCES" (Clefs, Flacons, Cachets), les "PATRENOTES", et "l'ÉVENTOIR".
MASERAN: Chaîne d'or attachée au corsage
Manteau avec ou sans manches
Chaussures en satin et sans talon
Coiffures: Les femmes commencent à mettre leurs cheveux en bandeaux, ondulés, et portent un bonnet ou chapeau souvent enrichi de perles.
 
  

HENRI III
Brave à la guerre, mais de santé chétive, Henri III, gouverné par ses "Mignons", se farde, se parfume, porte bijoux et se passionne plus pour les soins de beauté que pour le Royaume.
COSTUME FÉMININ
Il est toujours serré à la taille
Basquine
Vertugadin en Tambour
Robe:
Le corsage se termine en pointe. Il est rembourré comme le Janseran masculin
Les manches aux revers rabattus aux poignets, sont très larges ou bien recouvertes de fausses manches: les MANCHERONS
La jupe fermée sur le devant est relevée par le vertugadin en tambour.
Le manteau, aux manches larges, tombe en cloche sur la robe.
Coiffure: les cheveux sont en "raquette", c'est-à-dire relevés sur les tempes.
Les chaussures: à l'Italienne (mules et hauts patins)
MANCHONS en velours ou en satin.
ÉVENTAILS pliants.
Nombreux bijoux.
MASQUES de velours pour les Fêtes.

COSTUME MASCULIN
Le pourpoint assez ajusté aux manches variées, se prolonge sur le ventre d'une bosse de polichinelle: la JANSE ou JANSERAN rembourré quelquefois en carton ou en cuir.
Col plat, rabattu à l'Italienne, ou la Fraise.
Hauts de chausses: assez collants, peuvent descendre aux genoux, ou s'arrêtent en haut des cuisses.
La cape: courte, se porte ouverte.
MOUSTACHE
BARBE en pointe
TOQUE à aigrette ou bien Haut Chapeau de feutre.

HENRI IV
Le règne de Henri IV est une période de transition entre le costume ridiculement éfféminé du règne de Henri III, et celui, qui, à la fois civil et élégant, caractérise l'époque de Louis XIII.
Suivant l'exemple du Roi, plus guerrier que de cour, aux habitudes rudes et simples, le costume se simplifie, et ses couleurs sont sombres (gris, or, pourpre).
L'industrie de la soie, s'installe définitivement en France. Lyon rivalise avec Florence et Gênes.
Au Louvre, sont fabriqués des tissus à fleurs et ramages, des velours frappés.
COSTUME MASCULIN
Le pourpoint à petites basques est orné de crevées
Les chausses à "TROUSSES" s'arrêtant à mi-cuisses sur un bourrelet, sont gonflées de cuir et garnies de crevées.
Elles peuvent être également longues, très froncées, et sou affétées "GRECQUES".
Une fraise courte, entoure le cou.
Une écharpe de couleur claire et de taffetas, barre le torse
La cape est plus grande que celle de l'époque Henri III.
Bas de soie et souliers à bouts carrés, avec une rose de ruban, ou bien, haute botte.
Gants
COSTUME FÉMININ
Basquine
Vertugadin en tambour
Robe: Corsage ajusté et largement décolleté. Le col Médicis orné de dentelles se dresse derrière la tête.
Les manches très larges ou à bourrelets, sont terminées par des "REBRAS".
Poignets rabattus de dentelle, assortie au col.
La jupe, parfois fendue sur le devant pour laisser apparaître la Cotte, est élargie au niveau des hanches par le bourrelet du vertugadin.
Sur le visage très fardé, on pose une mouche.
La coiffure très haute et gonflée, ne permet pas de porter un chapeau.
Nombreux bijoux, et en particulier un collier de perles: le CARCAN.
LOUIS XIII
Caractères communs au régime de Henri IV et de Louis XIII
les Mœurs: Soif des plaisirs, Goût de l'intrigue, Grossièreté du langage, Folle passion du duel.
Troubles Civils: Guerre.
HISTOIRE DE L'ART
ARCHITECTURE Le château-neuf et les terrasses de St Germain en Laye
La grande galerie du Louvre
Le palais du Luxembourg
Le palais royal.
PEINTURE Philippe de Champaigne
Van-Dyck Portraits
Franz Hal
Les frères Le Nain Portraits de paysans
GRAVURE Réaliste: Abraham Boss - Jacques Callot
Allégorique: Huret
COSTUME
ÉTOFFES: Très riches, couleurs variées, devenant sombres à la fin du règne (drap, satin, soie, velours, damas)
La dentelle et la fourrure sont en vogue.
Les boutons remplacent les rubans, et sont très nombreux.
Des édits somptuaires interdisent l'accès du décor, et le costume du milieu du règne sera d'une élégance sombre.
COSTUME MASCULIN
Chemise de toile fine au col en entonnoir (fraise), en retonde (plat et horizontal), ou en rabat (appliqué sur le vêtement).
Rebras aux poignets, assortis au col.
Pourpoint aux basques allongées et souples, dont les manches sont tailladées ou découpées en bandes.
Hauts de chausses, allongés et terminés par des rubans.
Bas de soie, fixés par une jarretière et protégés du cuir de la botte par des bas à bottes en drap.
Souliers à "PONT-LEVIS", ou bottes à revers "épanouis".
Cape flottante
Coiffure: Les cheveux sont longs et frisés.
La "CADENETTE" (mèche), descend à gauche du visage
Moustache relevée, Barbe très petite, Chapeau de feutre orné de plumes.
Accessoires: Gants, Baudriers portant l'épée, Bijoux et Mouchoirs.
Louis XIII est un roi discret et c’est grâce au goût de Richelieu pour les arts que les toilettes deviennent de meilleur goût et plus seyantes. Aux environs de 1640, le vêtement perd de sa rigidité et devient plus léger. Le costume espagnol n’est plus une référence ; les fraises sont mises de côté ainsi que le vertugadin et le corset. Les trois modifications majeures apportées au costume français correspondent à trois changements politiques : la jeunesse de Louis XIII, le gouvernement de Richelieu et la période des luttes contre les pays étrangers.
Les principaux éléments du costume masculin de la première période (1610-1622) sont le pourpoint garni d’épaulettes ou d’ailerons, descendant en pointe jusqu’à la ceinture, à taillades sur toute sa surface ou à grandes fentes seulement au niveau des bras et de la poitrine. Le collet longtemps porté renversé devient droit. Les chausses sont amples et souples, les bottes doivent serrer la jambe autant que possible et monter jusqu’à mi-cuisse.
La deuxième période (1622-1635) est plus classique que la première et contient, grâce aux prohibitions de Richelieu, des passementeries d’or et d’argent, de la soie et des dentelles. Le costume est plus sobre. Les gentilshommes portent des chausses larges mais souples, ouvertes sur les côtés au-dessus des jarretières. Le pourpoint, dont les basques sont flottantes, est tailladé en grande chiquetade ; le manteau se drape librement. Ils portent également des souliers dits « à l’Académie ». Les collets cessent d’être empesés. Il en existe une grande variété : dentelés, rayonnés, cannelés, etc.
La troisième période (1635-1643) est caractérisée par une plus grande simplicité des formes et une harmonie des tons, beaucoup plus discrets. Les chausses, étroites et collantes, sont nommées « pantalon », nom donné par un personnage de la comédie italienne : Pantaleone. Entre les chausses et les bottes dont l’éperon doré est relevé pour ne pas endommager les toilettes féminines, apparaissent les canons de dentelle. Le pourpoint souple se porte souvent ouvert, la taille flottante est soulignée par une rangée d’aiguillettes, et les manches fendues laissent apparaître la chemise. Les rabats sont de nouveau très ornés de dentelle ainsi que les rebras qui les accompagnent.
Le rabat du costume masculin sous Louis XIII
Après avoir connu, pendant plusieurs années, divers modèles de fraise aussi excentriques les uns que les autres, nous voyons apparaître, sous le règne de Louis XIII, de larges cols rabattus sur le pourpoint qui couvrent une partie importante du haut du costume, appelés rabat ou collet vidé ; ceci va créer la disparition totale de la fraise et de la collerette. Le rabat est un col plat orné de dentelle et qui épouse la forme du corps grâce à des pinces destinées à l’arrondir. Les ecclésiastiques portaient le rabat très étroit devant d’où le nom de petit collet. Noir, bordé d’un liséré blanc, très rigide, introduit sous le col il fait le tour du cou. C’est un simulacre de rabat.
Le rabat est en linge : un tissu de fil de lin, de coton, de nylon, de toile, de batiste, etc. Il est monté sur un col et lié sous le menton par deux ou quatre cordons à houppettes ouvragées. Le col rabattu est généralement garni de broderie et de dentelle, l’une étant l’ancêtre de l’autre. La dentelle mérite véritablement son nom car c’est un ouvrage pour lequel la dentellière forme elle-même le soutien, soit au fuseau soit à l’aiguille, selon un dessin, sa fantaisie, et surtout selon la technique qui convient le mieux à l’expression de sa pensée. Ce luxe effréné de la dentelle fut d’abord stigmatisé par Sully puis par Richelieu en 1629, en vain d’ailleurs.
Avec le rabat vient le rebras, agencé au rabat, aussi appelé revers de manchettes. Le rebras est souvent à pinces, cousues et légèrement empesées, bordées de dentelle et de guipure.
  
COSTUME FÉMININ
Les pièces du dessous sont les mêmes que sous Henri IV:
Chemise de toile fine, corps baleiné, corset
Le vertugadin s'amincit et disparaît, la ligne s'allonge.
Robe avec 3 jupes:
la "Secrète" sous le vertugadin
la "Friponne" ou bas de jupe (étoffes riches et de couleurs voyantes)
la "Modeste" de couleur plus sombre, ouverte par devant ou fermée par des rubans.
Corsage: le corps de jupe, rattaché au bas de jupe
Le corps de robe, rattaché au bas de robe.
Col et poignets rabattus, ou rebras, assortis au col.
Manteau aux formes diverses.
Bas de soie de nuances vives pour les Dames de Qualité.
Souliers à talons hauts, à rosette de rubans.
Coiffure: un chignon natté "le ROND" ou "CULEBUTTE"
Des touffes de cheveux, frisés de chaque côté du visage "le BOUFFON".
Une frange courte sur le front "la GARCETTE".
Couvre-chef: coiffe de soie noire "le TÉNEBRE".
Accessoires: Gants souvent parfumés
Petits mouchoirs de fourrure
Masques et Mouches.
 
Si l'usage des mouches était déjà connu au XVIIème siècle, et faisait l'objet d’un langage bien précis,
c'est au XVIIIème siècle qu'elles vont devenir les symboles de la parure.
Elles portaient toutes des noms
Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c'est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire, elle est enjouée.
Sur la poitrine, c'est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète ?
LOUIS XIV
1643 - 1715
Dès la majorité de Louis XIV, l'absolutisme royal s'exerce dans tous les domaines, et en particulier dans l'Art.
Régularité des lignes et symétrie, éclat et majesté, se retrouvent jusque dans la disposition des appartements princiers et bourgeois et dans le mobilier.
PEINTURE La loi fonde l'Académie de peinture à Paris, et l'Académie de France à Rome.
Charles Lebrun: -Peintures de l'histoire d'Alexandre
Peintures décoratives de la galerie d'Apollon au Louvre, et de la galerie des Glaces à Versailles
Mignard: Peintures élégantes, Portraits
Antoine Coypel: Peintures de la voûte de la chapelle de Versailles
Nicolas de Largillière:
Portraits
SCULPTURE .Girardon: -Nombreuses à Versailles
Tombeau de Richelieu à la Sorbonne
Coysevox: -Tombeau de Mazarin
Sculptures allégoriques (sujets antiques, buste de Turenne et du Grand Condé)
Nicolas et Guillaume Coustau:
Les chevaux de Marly
Pierre Puget (méridional):
Sculptures puissantes et tourmentées (le Milon de Crotone)
ARCHITECTURE (Versailles)
Le Vau et Mansart : -Le château
Les terrasses et colonnades
Le grand parterre d'eau
Nombreuses statues
Fleuve et rivières, Bassins
Magnifiques parcs dessinés par Le Nôtre
L'Orangerie
Claude Perrault: -L'église du Val de Grâce
La colonnade du Louvre
Les portes St Denis et St Martin à Paris
DÉCORATION Riche et puissante, elle imite très souvent l'art Romain:
Armes, Cuirasses, Trophées, Divinités allégoriques, Guirlandes de chênes et de lauriers, Ameublement de bois doré, ou de bois incrusté d'écailles et de cuivre (inventions de Charles Boulle), Appliques de bronze ciselées et dorées, Tissus à grands ramages, Portes de fer forgé.
COSTUME
ÉTOFFES: Les manufactures développées sous l'impulsion de Colbert, fournissent les étoffes.
On en importe pourtant de l'Inde et de Chine: tissus rayés, moirés, à ramages, batiste.
En général, tissus somptueux et décorés.
Généralités
Le costume féminin sous Louis XIV était un symbole de statut social mais les vêtements ne différaient guère par leurs formes, c'était donc les étoffes et l'état de fraîcheur qui faisaient toute la différence.
Au cours de cette période, les costumes masculins s'enrichirent considérablement et devinrent infiniment plus précieux que ceux des femmes. Cependant, le costume féminin était la réplique du costume masculin, la haute coiffure à la Fontange répondant par sa grandeur aux volumineuses perruques des hommes.
LA MODE A VERSAILLES
La mode masculine
La mode à Versailles Depuis toujours, les courtisans ont adoptés la mode de leur souverain. On a vu sous Henry III , les hommes se parer de gants et de boucles d'oreilles et François premier instaura le port de la barbe. Mais de tous ces rois, Louis XIV fut le seul à créer sa propre mode et à rallier ses courtisans aux même choix. Allant même jusqu'à créer en 1661 un brevet, permettant à certain privilégiés de porter le justaucorps. Suivre la mode à Versailles était pour un courtisant une nécessité. il se devait de respecter les normes des tailleurs si il ne voulait pas se ridiculiser.
Les fils de Louis XIII ont toujours donné l'exemple, en portant des habits somptueux, Louis XIV voulait sa cour éclatante et les gentilshommes, pour être à la hauteur de leur monarque se ruinaient en rubans, perruques et autres fanfreluches. Au début du règne de Louis XIV, la rhingrave et le justaucorps était les vêtements favoris des hommes de la cour. La rhingrave se composait d'une petite jupe en forme de petit tonneau rigide sous lequel était fixé un haut de chausse bouffant. En général, elle montait jusqu'à la ceinture et se poursuivait par un pourpoint très court à manches fendues sur les cotés qui s'arrêtaient aux deux tiers des bras. Le tout agrémenté de rubans multicolores de dentelles tissées d’or et ornés de papillons et d’oiseaux d’or qui étaient alors un signe de richesse. Les chaussures quand à elles disparaissaient bien souvent sous le flot de rubans ce qui obligeait les courtisants à marcher les jambes écartées. Par la suite, le soulier qui, autrefois, était carré très long et surmonté d’un énorme ruban fut remplacé par la botte. Elle était fine et pointue et ornée d’une boucle de pierreries .
On complétait la tenue par une perruque lourde et volumineuse, Vers 1660 la perruque reçut un perfectionnement important : les cheveux furent passés à travers une toile fine ou tressés sur des fils de soie et non plus cousus sur une calotte. Le port de la perruque se généralisa et le commerce d'exportation prit un essor considérable. Mais Louis XIV, pourvu d'une abondante toison, ne consentit à se plier à cette mode qu'en 1673 ; encore fallut-il lui faire des perruques munies de trous par lesquels il passait les mèches qu'il voulut conserver. Les barbiers perruquiers, auxquels Louis XIV donna un statut, imposèrent vers 1690, les immenses crinières royales dressées en deux hautes pointes et dont les boucles tombaient sur les épaules. Elles étaient si lourdes (un kilo environ) qu'on se faisait raser la tête pour les porter. Le roi dut se soumettre à cette obligation jusqu'à soixante dix ans tant ses cheveux poussaient. Elles portaient les noms de perruques " à la royale ", " infolio ", " à la brigadière " ou encore pour les militaires, " à la robin ". Il faudra attendre les années 1700 pour voir apparaître les perruques poudrées en blanc. On recouvrait rarement sa perruque d’un chapeau, de par sa taille extravagante. La mode était aux petites calottes basses et rondes faites de peaux de castors et ornés de ruban ou de plumes selon les époques. Par la suite, les bords du chapeau se retrousseront des trois cotés, pour créer le Tricorne.
COSTUME MASCULIN jusqu'en 1670
ou 1ère Partie du Règne
Chemise aux manches froncées, terminées par des manchettes de dentelle, relevées aux coudes par des nœuds de rubans.
Les 2 bords du col deviennent énormes et s'ornent de dentelle. Ils s'attachent par 2 cordons terminés par des houppes ou des pompons.
Pourpoint: déboutonné en bas, se raccourcit jusqu'à n'être plus qu'une sorte de boléro.
Chemise portant le jabot, bouffe entre le pourpoint et les hauts de chausses, et sous les manches courtes du pourpoint.
Hauts de chausses: pantalon. S'élargissent et portent des canons (flots de rubans).
RHINGRAVE: est une sorte de jupon, portée par dessus les hauts de chausses, parfois rattachée à eux.
Manteaux: moins d'importance que sous Louis XIII
Bas de Soie
Souliers à talons rouges et bouts carrés, ornés de nœuds, remplacent les bottes portées généralement sous Louis XIII.
Moustache fine.
Cheveux longs bouclés, remplacés plus tard par une perruque.
Sur la perruque, on porte des chapeaux de feutre (plus bas que sous Louis XIII), garnis de plumes d'autruche ou de rubans.
Accessoires: Gants, Petite épée de Cour pendue à un énorme baudrier, Canne haute, et parfois Parapluie.
Costume de Louis XIV vers 1660
Costume Louis XIV vers 1670
1 - Le chapeau est un grand feutre garni de plumes et de rubans.
2 - La perruque doit être portée par tout homme de qualité.
3 - Le jabot est l'ornement de dentelles qui garnit l'ouverture de la chemise sur la poitrine.
4 - Le rabat est un col orné de dentelles, qui se noue sous le cou avec des cordons.
5 - Le pourpoint est une sorte de brassière courte, ouverte devant pour exhiber la luxueuse chemise.
6 - La luxueuse chemise.
7 - Les cordons sont terminés par des houppes ou des glands.
8 - Le baudrier, large bande d'étoffe brodée de soie, garnie de galons et de franges sert a soutenir l'épée. On le passe par-dessus le pourpoint.
9 - La rhingrave est la pièce la plus extraordinaire, c'est une sorte de jupe-culotte, ornée de dentelles et de rubans superposés.
10 - Les hauts-de-chausses sont presque entièrement dissimulés par la rhingrave et fermés à la base par des ornements de dentelle.
11 - Les canons, ornements de dentelles fermant les hauts-de-chausses.
12 - Les bas sont en soie très fine et peuvent être superposés.
13 - Les souliers.
14 - Les talons sont importants : avec la perruque, il servent à grandir la taille.
15 Les galantes sont des rubans de soie. Il en flotte des épaules aux souliers. Même la canne en est ornée.
16 - Les gants, en peau souple, à grands poignets évasés, couverts de broderies, sont imprégnés de parfums.
Vers 1670, on abandonna la rhingrave et les flots incommensurables de rubans pour adopter une culotte collante, serré par une jarretière à double boucle sous le genou. Avec ce nouveau vêtement, les hommes devinrent aussi coquets que les femmes, attachant énormément d’importance à leurs mollets.
Il leur fallait choisir leurs bas, souvent blancs, ils leurs arrivaient de d’assortir au reste de la tenue, ils étaient attachés par la jarretière à boucle et roulés au dessus du genoux. le roi commençant à prendre de l'âge et de l'embonpoint abandonna la rhingrave pour adopter l'uniforme militaire. Ce fut le triomphe du justaucorps. Ce dernier se composait de deux tuniques ajustées qui se superposaient. Elles étaient toutes deux boutonnées de haut en bas et étaient garnies de deux poches sur le devant. Pendant quelques temps, l’on plaçait par dessus ce justaucorps un baudrier, bien souvent garnis de fleurs de soie, puis il disparut pour laisser place au ceinturon puis au porte épée .La cravate était de rigueur et se voulait large et faite de dentelle. On complétait le costume par une cape ou un brandebourg dont on enfilait pas les manches. Pour pouvoir sortir, il manquait encore quelques petits détails à la mise du gentilhomme : son mouchoir parfumé au musc, une paire de gants, sa tabatière en nacre ou en ivoire, sa montre, généralement en or sans oublier la canne.
Pendant la guerre de succession d'Espagne, le roi, sous l'influence de madame de Maintenon, se vit contraint de faire des économies et délaissa les artifices du costume. On vit alors disparaître broderies, aiguillettes, rubans et autre nœuds d'épaules. La soie fut remplacée par le coton et l'on vit apparaître le chapeau à plumet. La disparition des aiguillettes devait lancer une nouvelle folie : les boutons. Il arrivait qu’un gentilhomme en porte plus d’une douzaine sur sa tenue, allant jusqu’à les agrémenter de pierreries et les recouvrir de soie.
COSTUME MASCULIN Après 1670
2ème Partie du Règne
JUSTAUCORPS: remplace le pourpoint. Vêtement descendant jusqu'aux mollets, cintré sous ceinture, boutonné jusqu'au ventre, à 2 ou 4 poches basses, à manches terminées par des parements à revers très importants.
JUSTAUCORPS: recouvre une veste. Sorte de gilet à manches longues et ajustées.
RHINGRAVE: disparait et le haut de chausses prend le nom de CULOTTE.
Les Bas: sont mis et roulés sur la culotte, les chaussures à bouts carrés et talons rouges.
Manteau: ample, est porté par les cavaliers, ou bien pendant l'hiver.
Le ROI se rase la moustache. La perruque devient énorme. Le chapeau de feutre se modifie et devient un TRICORNE orné de plumes.
Accessoires: la Cravate est un noeud de rubans tout fait, (Mode importée par les "cavaliers Hongrois").
Gants bordés de franges.
Grand Manchon en hiver.

COSTUME FÉMININ
1ère Partie du Règne
Chemise: décolletée et garnie de dentelles
CORPS BALEINÉ: sorte de corset agrafé ou lacé dans le dos, dont la base (baleine du milieu) en bois, en fer ou en baleine, monte très haut.
JUPON: orné de dentelles.
Robe: .Corsage parfois baleiné comme le "Corps". À la taille en pointe. Très décolleté et lacé.
Manches courtes, garnies de dentelles
Bas de robe cousu au corsage, retroussé sur les côtés, laisse voir la robe de dessous.
La robe est chamarrée, couverte de fanfreluches:
dentelles, glands, pompons, franges, perles.
Bas: très fins
Souliers: en peau souple, à talons hauts.
Coiffure: les cheveux sont séparés par une raie médiane, avec des boucles en "Anglaises", ou bien des "Bouffons".
Sur les cheveux, on pose une sorte de coiffe ou de petits fichus d'étoffe noire nouée sous le menton.
Accessoires:
Gants ou mitaines, Manchons.
Lourd parasol porté par un page, remplacé ensuite par une ombrelle.
Masques, éventail à plumes. Mouches.

Si l'usage des mouches était déjà connu au XVIIème siècle, et faisait l'objet d’un langage bien précis,
c'est au XVIIIème siècle qu'elles vont devenir les symboles de la parure.
Elles portaient toutes des noms
Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c'est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire, elle est enjouée.
Sur la poitrine, c'est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète ?
Tout comme les mouches. L'usage de l'éventail devient un véritable langage de société.
Ainsi, cette codification compliquée facilitera ou freinera les ardeurs de ces messieurs de la Cour.
L’art de s'en servir a permis d'exprimer les états d'âme, du badinage aux déclarations d'amour dans un langage qui lui est propre.
Le tenir dans la main droite face au visage : Suivez-moi.
Le tenir dans la main gauche face au visage : Je désire un entretien.
Le poser contre l'oreille gauche : Je désire que vous me laissiez tranquille.
Le glisser sur le front : Vous avez changé.
Le faire tournoyer dans la main gauche : Nous sommes surveillés.
Le tenir dans la main droite : Vous êtes entreprenant
Le faire glisser dans la main : Je vous hais.
Le faire tournoyer dans la main droite : J'aime quelqu'un d'autre.
Le faire glisser sur la joue et le poser sur le menton : Je vous aime.
Le présenter fermé : M'aimez-vous ?
Le faire glisser devant les yeux : Je suis désolée.
Toucher l'extrémité du doigt : Je désire vous parler !
Le poser immobile sur la joue droite : Oui.
Le poser immobile sur la joue gauche : Non.
Ouvrir et fermer : Vous êtes cruel
Le laisser pendre : Nous resterons amis.
S'éventer lentement : Je suis mariée.
S'éventer rapidement : Je suis fiancée.
Le poser sur les lèvres : Embrassez-moi.
Ouvert et immobile : Attendez-moi.
Le porter ouvert dans la main gauche : Venez me parler.
Le placer derrière la tête : Ne m'oubliez pas
La mode féminine
La mode féminine quand à elle, était bien souvent dictée par les maîtresses royales. Les dames dépensaient alors sans compter pour leurs toilettes et affichaient leurs richesses sur la garniture de leurs jupes faites de brocards d’or , damas ; satin, velours, le tout surchargé de dentelles, passementeries ,de prétintailles (découpes d'étoffes qui servaient d'ornement sur les vêtements féminins). Les falbalas firent leur apparition vers 1676 et les déshabillés, au sens de toilettes simples, non habillées vers 1672. Les pièces principales de la toilette féminine se composaient de robes ou jupes accompagnées de corsets. La jupe de dessus était large et laissait entrevoir d'autres jupes plus étroites que l'on portaient en dessous. La première portait le nom de "modeste", la seconde était la "friponne" et la dernière se nommait la "secrète". Les deux jupes de dessous étaient faites de tabis (sorte de moire de soie) ou de taffetas, celle du dessus par contre, était faites de velours, satins, soieries et autres moires. Cette dernière jupe était relevé légèrement sur le coté pour ainsi découvrir la seconde et se prolongeait par une traîne que l’on appelait " manteau ". cette traîne déterminait le rang d’une femme selon sa longueur.. Ainsi, une duchesse avait une queue à cinq aunes*, une princesse de sang à cinq, une petite fille de roi à sept, une fille de France à neuf et le grand maximum était pour la reine qui voyait sa robe se pourvoir d'une traîne de onze aunes!
* une aune = 1.188 m
Le corset était une espèce de gaine, emboîtant la poitrine depuis le dessous des seins jusqu’à la dernière côte s’arrêtant en pointe sur le ventre et fort serré à la taille. Il se voulait tantôt souple, tantôt rigide. Le décolleté quand à lui se voulait généreux, laissant entrevoir la naissance des seins, les manches se étaient courtes et échancrées. Le soir, les robes se paraient de satins et autre brocard. Le corps décolleté était serré à l'extrême pour rendre la taille très fine. D'ou les malaises et évanouissement répétées des femmes de la cour. On pu distinguer dans les années 1630 plus de cinquante nuances pour les bas de ces dames. Des couleurs aux noms extravagants telles que : "couleur ventre de biche ", " veuve réjouie ", " trépassé revenu " et autre " baise moi ma mignonne "... Le XVII ème siècle se vit dépourvus de sous-vêtements.
Le caleçon que Catherine de Medicis avait réussi à implanté au sein de sa cour fut vite délaissé, ne prenant quelques importances lors de promenades à cheval. Une femme de qualité se contentait d'un jupon ou d’une chemise de toile fine, ornée de dentelle d’Alençon. Avant et après Catherine de Medicis, la femme de grande comme de petite condition se trouva entièrement nue sous ses vêtements, et il fallut attendre trois siècles après le caleçon pour voir apparaître la petite culotte! On vit les maîtresses de Louis XIV inventer la mode. Ainsi, madame de Montespan lancera la robe pour femme enceinte. Une robe longue et dans ceinture que l'on appelait "l'innocente". Les coiffures quand à elles fort sage vers 1660 avec la frisure à la " sévigné " devenaient de véritables oeuvres d'art, allant aux grès des tendances, La mode de " la frisure à la Sévigné " fut supplantée par l'"Hurluberlu", puis ce fut le tour de la coiffure à la "Fontanges". La " Sévigné " consistait à se faire des boucles à l'anglaise et des frisures sur le front. L'"hurluberlu" par contre, exigeait un grand sacrifice de la part des galantes de l’époque, puisqu’il fallait couper les cheveux de chaques cotés du visage d'étages en étages dont on faisait de grosses boucles rondes la coiffure terminée, on s’enveloppait la tête avec une pièce de crêpe ou de taffetas que l’on surnommait la coiffe. Cette coiffe se devait d’être assortis au reste de la toilette, ou bien être noire. Dans ce cas, elle se nommait " les ténèbres ". Par dessus la coiffe, on posait deux cornettes . L’une faite de gaze et l’autre de soie.
 
Coiffure à la fontange Hurluberlu vers 1670
Cette mode fut radicalement éclipsée en 1680 avec l'arrivée de la coiffure à la "Fontanges". Mademoiselle de Fontanges, alors maîtresse de Louis XIV, galopant avec le souverain lors d'une partie de chasse, se pris les cheveux dans une branche d'arbre. D'un geste rapide , elle rattacha sa chevelure en la relevant sur le sommet de sa tête. Le roi éblouit par cette vision lui demanda de ne pas en changer. Le lendemain, la Fontanges était sur toutes les têtes. Une mode qui devait survivre plus de vingt ans après la mort de la jeune duchesse. Elle subit toute fois quelques modifications en prenant des tournures extravagantes, se bardant de fils de fer et prenant des hauteurs tellement démesurées que les armatures devaient être fixées par des serruriers! Par dessus ces montagnes de cheveux, on plaçait la coiffe et les deux cornettes, bordées de dentelles plissées, soit à la Jardinière, soit à la Marly. On pouvait alors distinguer sur les têtes de ces femmes de coiffures portant des noms aussi extravagants que leurs échafaudages tels que : le dixième ciel, la souris , le mousquetaire ou encore le firmament… Sous madame de Maintenon, la simplicité et l’austérité furent de rigueur.
Les coiffures redevinrent de simples chignons et étaient recouverts de mantilles. Les tailles s’alourdirent sous de grandes jupes à falbalas et les corsages furent moins ouverts, recouvert d'un petit noeud que l'on nommait "tâtez-y". Une quantité d’accessoires devenaient indispensables tels que les gants, d'Espagne de préférence. Ces derniers se devaient d’être fendus sur la main, orné de dentelle d’or et délicatement parfumés, et devaient avoir été fabriqués sur les trois royaumes : la peau en Espagne, la taille en France et les coutures en Angleterre.
La perruque était un élément essentiel de la coiffure des aristocrates mais la magnificence de ces postiches était de loin supérieure pour les perruques masculines. Les femmes en changeaient trois fois par jour : la perruque était noire le matin, châtain l'après-midi et blonde le soir.
Les femmes portaient parfois une plume pendant dite "guirlande" dans les cheveux.
Les serpenteaux, longues boucles de cheveux furent à la mode jusque dans les années 1670 ainsi que les bouffons crêpés sur les oreilles. La coiffure appelée "hurluberlu" dite aussi hurlupée, fera fureur durant les années suivantes. Il s'agissait d'un amas de boucles qui entouraient le visage.
Puis vint, dans les années 1678, la coiffure à la Fontanges, formée de nœuds maintenant les cheveux relevés. Bientôt cette coiffure s'érigera de plus en plus en hauteur et s'ornera de dentelles et autres rubans, l'ensemble étant fixé grâce à une structure en fil d'archal. Cette mode perdurera pendant une trentaine d'années.
La coiffure à la Sévigné fut en vogue vers le milieu du XVIIème siècle : les cheveux étaient repoussés en arrière, gonflés et maintenus par un ruban au niveau des oreilles tandis que quelques mèches retombaient sur les joues en boucles souples.
Le catogan ou cadogan était une coiffure mixte. Les cheveux étaient alors noués dans le dos par un filet. Cette mode dura du milieu du XVIIème siècle jusqu'aux années 1790.

Les chaussures
Les bas s'arrêtaient aux genoux et étaient généralement de couleur rouge ou bleu clair. Les femmes appréciaient particulièrement les broderies placées au niveau des chevilles, subtilité qui venait de la marquise de Pompadour.
Les chaussures féminines s'inspiraient largement de celles des hommes mais avec des talons plus haut encore. Elles étaient le plus souvent en soie ou en velours, parfois en cuir avec un décor de broderie.
Vers le milieu du XVIIème siècle, la mode fut aux chaussures à bout pointus. Vers 1670, ils prendront une forme carré.
Les escarpins firent leur apparition vers la fin du XVIIème siècle et ne comportèrent pas immédiatement de talons.
Les écharpes de taffetas garni de dentelles protégeaient de la pluie, Les manchons eux se portaient par temps froid. On en trouvait en satin, en peluche ou, plus souvent en fourrures . Rue Dauphine à Paris, ce trouvait la boutique " du grand monarque " c’est là que les grandes dames de la cour se fournissaient en petit manchon en fourrure de chat, de chiens gris , castor, de loutre voir même de léopard le summum de la mode était de tenir caché un petit chien qui devait passé son museau sur le coté du manchon... Les éventails protégeaient de la chaleur. Différentes modes furent lancées, on vit des éventails à " la siamoise " représentant des figures de magots (figures grotesques de porcelaine) et peints sur fond or. Sous Louis XV, certains éventails prirent le nom de " lorgnette " ils étaient entièrement décorés de chinoiseries arborant de jolies pagodes. Pour terminer une femme de qualité ne sortait jamais sans son masque de velours.
Tenue vers 1685
Costume vers 1685
COSTUME FÉMININ À partir de 1670
2ème Partie du Règne
Le corps de robe: .au corsage, a des manches courtes, plates, laissant dépasser des manchettes de dentelle en entonnoir: les "Engageantes".
le corsage s'ouvre en triangle sur le corps baleiné et il est fermé par une patte brodée et un noeud: le "Tâtez-y".
Parfois, une échelle de rubans ferme entièrement le triangle du corsage.
La jupe et le manteau de robe: robes de dessous et de dessus, sont garnies de plissés ou d'applications appelés: les "Prétintailles", ou bien, de volants: les "Falbalas".
Les ornements sont très lourds.
La cape est une sorte de fichu de taffetas, noué sur la poitrine.
La coiffure: aux cheveux coupés courts, succède une coiffure en hauteur: la "Fontange": un chignon en arrière: le Rond, des Accroche-coeurs appelés "Crûches" ou "Mousquetaires", et grosses boucles soutenues par des rubans, des épingles, et même du fil de fer.
Le bonnet s'adapte et se mêle à cette coiffure. Un fond de bonnet couvre le Rond.
une palissade de gros plis de dentelles s'étage au dessus du front des "Cornettes" (rubans).

Les cannes de petites dimensions commencèrent à faire partie des accessoires de mode féminins vers la fin du XVIIème siècle. Les gants, richement brodés, étaient utilisés par les hommes comme par les femmes. Les manchons, eux aussi, étaient d'un usage courant mais ils demeuraient l'apanage des classes sociales supérieures car ils constituaient un critère de rang social. Les femmes les portaient tant à l'intérieur de leur demeure qu'à l'extérieur. Leur dimension s'accrut vers la fin du siècle.
Parmi les pierres précieuses, celle qui fut le plus à la mode durant le règne de Louis XIV était le diamant. Il était porté à l'état naturel ou en taille plate. La taille en brillant fut plus courante vers la fin du siècle.
Les tissus

Les tissus étaient très variés allant du coton à la soie en passant par la laine et toutes sortes de mélanges qui avaient pour nom : basin, étamines, ratine, panne, taffetas...
Les Indes fournissaient des étoffes précieuses telles les mousselines vaporeuses ou les indiennes qui seront interdites à partir de 1686.
La siamoise, dont le nom évoque le pays de provenance, était un tissu composé de soie et de coton, souvent rayé, et utilisé pour les vêtements féminins les plus somptueux.
Les couleurs les plus prisées par les nobles étaient les plus vives. Il existait, par exemple, de nombreuses nuances de rouge (écarlate, cramoisi, rouge de garance, etc...) plusieurs bleus (bleu d'enfer, bleu mignon, etc...) ainsi que des verts et des jaunes variés. Il existait également des teintes plus subtiles aux noms évocateurs.
Au fil du temps, les couleurs deviendront plus courantes dans toutes les couches de la société, le peuple en venant à les préférer aux tons sombres tels que le noir, le gris ou le brun.
Les tissus les plus appréciés étaient les étoffes lourdes et coûteuses avec une prédilection pour les couleurs telles le rouge et le bleu foncé.
Dés 1665, des mesures restrictives furent prises concernant les broderies d'or. Les garnitures de pierres prirent alors une grande extension dans les costumes tant féminins que masculins. Les "diamants du Temple", cristaux colorés imitant les pierres précieuses, eurent un succès tout particulier.
Les soieries lyonnaises comportaient des motifs floraux précieux serrés les uns contre les autres. Le fond en était ivoire avec des motifs multicolores. A la fin du siècle, les motifs seront plus discrets.
LA RÉGENCE
1715 - 1723
Au goût de la pompe, sous le roi Soleil, succède celui du confort de l'élégance.
Le costume raide et lourd de la fin du règne de Louis XIV, s'allège.
COSTUME MASCULIN
Chemise: porte des manchettes
Justaucorps: conserve la forme du règne précédant, mais abandonne les lourdes broderies. Les pans dans le dos s'épanouissent par de nombreux plis sur les hanches.
Veste: à poches. Lacée dans le dos, ne se boutonne qu'à la taille, laissant voir la chemise et la cravate de dentelle.
Bas: Blancs
Souliers: à talons hauts, semblables à ceux de la fin du règne de Louis XIV.

Perruque: se raccourcit, puis les cheveux au lieu d'être frisés, se ramassent sur la nuque dans un sac: la "Bourse" liée d'un ruban noir.
COSTUME FÉMININ
Les toilettes légères, chiffonnées, succèdent aux toilettes rigides.
Corps baleiné: corset
PANIERS: Vers 1718, au début de la Régence, les paniers apparaissent.
Jupon de toile glacée ou de taffetas, garni non pas d'osier comme leurs ancêtres les vertugadins, mais de baleines disposées les unes comme un parapluie, les autres de cerceaux.
La longueur des paniers est variable:
courts pour le matin, on les appelle les "Considérations".
aux genoux, ce sont les "Jansénistes".
d'autres sont très hauts, ce sont les paniers "à Coude" ou "à Commodité".
Au début de la Régence, les paniers sont très peu importants.
Robe flottante, robe battante ou robe volante:
Un groupe de fronces "le pli Watteau", part de la nuque et se perd dans l'ampleur du manteau de robe.
Sans ceinture sur le devant, le corsage pouvait être légèrement ajusté et comportait une petite basque.
Les manches longues et ajustées, ou bien larges et courtes.
Bas: brodés
Souliers: décorés, à talons hauts, minces et cambrés
Cheveux: assez courts et frisés, avec un petit chignon recouvert d'un minuscule bonnet.
LOUIS XV
1723 -1774
Sous le règne personnel du Roi, et l'influence de ses favorites, en particulier Madame de Pompadour, la monarchie reprend la direction des Arts.
Histoire de l'Art. 3 périodes pendant le XVIII ème siècle
la Régence: époque de la Rocaille, Watteau, Bouchet, Fragonard
Louis XV: avec Chardin
Louis XVI: le classicisme avec Chardin, Greuze et David.
ARCHITECTURE: une école nouvelle d'architecture crée des mouvements aux lignes élégantes et onduleuses, présentant les courbes caractéristiques de la Rocaille. Ex: l'Hôtel de Soubise à Paris
la place Stanislas à Nancy
SCULPTURE: Falconet: Baigneuses et les 3 Grâces
Bouchardon: Fontaine de la rue de Grenelle à Paris
Fin du règne
Houdon (portraitiste):
Voltaire, Diderot, Rousseau, Buffon.
PEINTURE: L'art est mondain, il représente l'influence de la femme, sa grace aimable, sa fantaisie.
Watteau: peint les personnages costumés à la façon de la Comédie Italienne, des scènes de fêtes: "Embarquement pour Cythère", "le grand Gilles" et de nombreux croquis de Femmes.
Bouchet: peintre de la Mythologie et de Pastorales "Naissance de Vénus, Escarpolette".
La Tour: portraitiste.
Pendant le règne de Louis XV, l'art décoratif abandonne la symétrie et adopte les surfaces bombées, les moulures trop saillantes, les palmiers et les roseaux.
La ligne courbe domine.
COSTUME
ÉTOFFES: Serge, drap, soieries épaisses (velours. satin. brocard. taffetas pour l'été).
Les étoffes imprimées sont importées des Indes, puis fabriquées à la manufacture de Jouy en Josas.
COULEUR: Aux oppositions brutales de couleur du Moyen-Age, succède le goût des harmonies douces et raffinées.
COSTUME FÉMININ
Chemises très décolletées à manches larges, caleçon.
Corps baleiné
Paniers: volumineux que l'on allège en les aplatissant par devant. Puis vers 1750, paniers doubles en 2 parties: un sur chaque hanche.
Robe: Début du règne, robe battante dont les fronces du dos font place à des plis plats et profonds. Manches larges en pagode.
Vers 1750, robe ouverte au dessus de la taille sur la pièce triangulaire ornée d'une garniture froncée et brodée, et au dessous de la taille sur le jupon (ancienne friponne).
Manches ajustées, garnies de manchettes à falbalas.
CASAQUIN: vêtement d'intérieur, à l'aspect d'une robe coupée aux genoux et portée sur une jupe.
TABLIER: souvent élégant
MANTE: grande cape avec capuchon et fente pour les bras
FICHUS: collerette en gaze
Bas: de coton blanc
Souliers: blancs, de cuir ou de tissu, à talons très galbés, garnis d'une grosse boucle
Coiffure: d'abord basse "en Tapé", elle s'élève vers 1760.
On coiffe les cheveux sur un coussinet de + en + volumineux, posé sur le crâne.
Les boucles flottent sur le cou.
Chapeau: "Bagnolette", petite capeline nouée sous le menton.
Chapeau de paille à la campagne.
Accessoires: Gants, Mitaines, Manchons, Ombrelles rigides ou pliantes.
  Marie-Antoinette Marie Leczinska Marie-Antoinette
Marie-Thérèse Madame Sophie
COSTUME MASCULIN
Chemise: Caleçon court, chemise à manchettes, col de mousseline et jabot de lingerie ou de dentelles
Justaucorps: prend le nom "d'Habit". Sa forme générale évasée vers le bas est soulignée par un groupe de plis partant des hanches.
Les manches avec des parements en "Ailes" (fendus, importants), s'ajustent vers la fin du règne. Les parements se raccourcissent alors.
Veste: a les caractères modernes du gilet: boutons plus petits que ceux de l'Habit, étoffe riche réservée aux parties visibles.
Les manches disparaissent vers la fin du règne, la veste est devenue le "Gilet".
Culotte: fermée sous le genou par une boucle.
Manteau: long, à manches
En voyage: redingote, manteau à 1 ou 2 collets.
Bas: Blancs ou de couleurs claires, s'arrêtent sous le genou.
Souliers: à bouts arrondis et talons moins hauts.
Les bottes ne se portent plus à la ville.
Visage: rasé.
Cheveux frisés et relevés sur le front ou perruque poudrée "à bourse", "à queue" (ruban).
À l'extérieur, on porte un bonnet.
À l'intérieur, un tricorne sous le bras.
LOUIS XVI
La société pleine de contradictions, aux goûts simples et frivoles à la fois, avec le retour de la nature prêchée par Jean-Jacques Rousseau, voit les grandes dames se promener dans des jardins Anglais fantaisistes, habillées en fausses bergères.
À partir de 1786, l'influence anglaise se fait sentir dans le costume.
Histoire de l'Art
ARCHITECTURE École classique, retour à l'antiquité, ligne droite, ornementation discrête.
ex : école militaire à Paris par Gabriel
le théâtre français à Paris
le grand théâtre de Bordeaux par Louis
le Panthéon par Soufflot.
SCULPTURES Houdon: portraits de Voltaire, Diderot, J.J. Rousseau, Buffon.
Claudion: celles de guerre, grâce et frivolité.
Papou: buste de Madame du Barry
PEINTURE À la fin du XVIIIème siècle, le rôle de la peinture devient éducateur et moral.
Chardin: peintre de la bourgeoisie et des scènes familières, intimité du foyer:
le Bénédicité (musée du Louvre)
les écoliers
l'enfant au toton
Greuze: Moraliste et sentimental, réalise dans ses toiles, la sensibilité de bon ton à la fin du XVIIIème siècle:
la laitière
la cruche cassée
l'accordée du village
Madame Vigée-Lebrun:
Portraits de femmes. Peintre officiel de Marie-Antoinette.
Symétrie absolue, profils rectilignes et légers, contours simples, goût pour les surfaces planes, prédominance de la ligne droite.
Couleurs: Gris Trianon - Or
Ornements: Guirlandes, fleurettes, bouquets.
ÉTOFFES:
Dans la vie courante: drap, soie unie, couleur neutre
À la cour: richesse insensée. Soie, satin, velours, broderies de couleurs claires.
COSTUME MASCULIN
Chemise: cravate de batiste
Habit: ancien justaucorps, à la française, ouvert de + en + devant.
manches ajustées à revers.
Gilet
-Culotte: de + en + collante
Bas: fixés par des jarretières à boucles
Souliers: à talons plats, arrondis du bout, fermés par une grosse boucle
Coiffure: Perruque poudrée, à bourse parfois.
Tricorne
COSTUME FÉMININ Avant 1780
Panier: double, et corps baleiné
Robe: à la Française (de la fin du règne de Louis XV), est la tenue d'apparat. Très large, à garnitures de dentelles, gaze, rubans, broderies, fleurs extravagantes.
à la Polonaise dans la vie courante: manches en jabot (ajustées, évasées aux coudes). La jupe ouverte sur le jupon est formée de 3 pans (les 2 ailes et la queue), froncée sur les hanches.
PELISSE: mantelet du règne de Louis XV.
Bas: de soie blanche, brodés.
Souliers: de cuir ou satin de couleur, à talons de longueur raisonnable, garnis de rubans ou de boucles.
 
Coiffure: de + en + haute, montée sur un coussin de crin, ornée de plumes d'Autruche, ou d'un "Pouf aux sentiments" (garniture de fleurs, fruits, légumes, objets divers) - La Frégate et la Belle.Poule.

Chapeau: petits ou grands, mais penchés en avant

En résumé, la silhouette de la femme en costume d'apparat est déformée par la largeur des hanches, et par l'importance monstrueuse de la coiffure.
COSTUME FÉMININ 1780 - 1789
Le panier disparait peu à peu, remplacé par une fourrure appelée "Polisson", qui reporte l'ampleur des hanches vers le dos.
-Robe: en chemise ou "Chemise à la Reine" en étoffe légère, bouffant sur le devant du corsage, et retenue à la taille par un ruban, sorte de pignon.

-Robe à l'anglaise, très ajustée au corsage, ample du bas, s'ouvre sur un gilet ou un jupon, complétée par un fichu.
-Robe en redingote masculine, à revers s'ouvrant sur un jabot de dentelles, coupée à la taille, ou longue et entr'ouverte laissant voir un gilet et la jupe du dessous. Plus décolletée.
-Redingote: à revers à collet
-Mêmes bas et souliers qu'au début du règne.
-Coiffure: s'abaisse et s'élargit.
-Chapeau: en paille, feutre, taffetas.
Très haut, très large.
Garni de fleurs, plumes, rubans.
 
Les Incroyables et les Merveilleuses
Une fureur de divertissement s'est emparée de la société du Directoire. Depuis que la Terreur est terminée et que l'on a démonté la guillotine, la jouissance est à l'ordre du jour. Ne faut-il pas rattraper le temps perdu? Les jolies femmes cèdent à la mode de l'antiquomanie : robes à la Diane ou à la Flore, tuniques couleur chair largement ouvertes sur le flanc et au décolleté généreux. On se vêt, ou plutôt on se dévêt de tulle, de gaze ou de linon transparent qui ne cache rien des formes. L'exposition des produits de l'industrie nationale organisée en 1798, témoigne de cet engouement pour le luxe.
La nudité est à l'ordre du jour : après l'ère des sans-culottes est venue celle des sans-chemises ! Mais le grand luxe de ces Merveilleuses - c'est ainsi qu'on appelle les beautés du temps - c'est la perruque, ou plutôt la multitude de perruques, car il en existe pour toutes les heures du jour : généralement blondes, on en voit des noires, des bleues, des vertes …
Et les cavaliers de ces dames? On les nomme les Incroyables, ou plutôt les Incoyables, car ils jugent élégant de supprimer les r (le R de Révolution , de Roi ou ceux qu'on entend dans Terreur) et même toutes les consonnes, devenant ainsi presque inintelligibles.
Ces godelureaux arborent des accoutrements excentriques : habit vert à grands godets, taille pincée, large culotte, énorme cravate sous laquelle le menton disparaît.
Ils ont le nez chaussé de grosses lunettes et sont coiffés en « pattes de chien », leurs cheveux tombant sur les oreilles. Leurs parfums à base de musc leur valent aussi le surnom de « muscadins ».
Le bicorne sur la tête, ils tiennent en main un gourdin qu'ils appellent leur « pouvoir exécutif » et grâce auquel ils peuvent tenir le haut du pavé. Malheur à qui ne leur céderait pas la place!
Cette jeunesse dorée, qui dépense sans compter, se retrouve à Paris dans tous les lieux à la mode : théâtres, tripots, glaciers, Tivoli ou Frascati, allée des veuves aux Champs-Élysées ou galerie du Palais-Royal.
La danse est à l'honneur et les bals publics pullulent. Élégants et élégantes se vantent de fréquenter les plus renommées des « Merveilleuses » : Mlle Lange, Mme Tallien,
Mme Récamier, ou deux créoles très recherchées, les citoyennes Beauharnais et Hamelin.
 
Leur protecteur, Barras, est un personnage influent auquel il est bon de faire sa cour : il donne d'ailleurs des fêtes d'un luxe inouï, où se presse une société disparate : royalistes et jacobins repentis, grandes dames et courtisanes.
Les mœurs sont libres : on divorce pour se remarier et redivorcer au plus vite. Cette classe de nouveaux riches, que la vente aux armées et l'agiotage a enrichis, devait connaître une mise au pas et un certain regain de sobriété et de pudeur lors de l'avènement du premier consul.

Style
Le Style Directoire adopté pendant cette période en ce qui concerne les arts décoratifs, l'architecture et le mobilier est une évolution du néoclassicisme et il annonce l'empire. Ce style se veut sobre et les formes carrées.
Années 1800
La mode est influencée par les tendances anglaises où de nombreux aristocrates vivent à la campagne et privilégient des vêtements pratiques comme la redingote, le gilet court, les chaussures de cuir. Les vêtements se simplifient sans pour autant cesser d'être ornés.
C'est la mode des robes à la grecque à la ligne floue en étoffe légère et décolletées pour souligner la poitrine et du coureur, un ensemble constitué d'une veste courte, d'un gilet blanc et d'un corsage ajusté sur une longue jupe.
Les hommes portent les cheveux courts et de couleur naturel. Leur costume reste influencé par la mode anglaise.
En France, sous l'impulsion de Napoléon Ier, la mode passe à l'imitation de l'Antiquité. Les femmes portent de longues robes décolletées (rond ou carré) dont un ruban marque la taille sous la poitrine avec des manches très courtes afin de porter de longs gants ou bouffantes.

Les châles de cachemire sont en vogue.
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